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  4e Bataillon
   Logistique

 

L'historique de la 7e Compagnie Matériel

  1. L'historique
  2. L'insigne
  3. La devise

 

L'historique

Son origine ne remonte pas au 19ème siècle, ni même à l’entre-deux guerres du siècle passé comme c’est le cas pour de nombreuses unités combattantes.

Sachons que déjà en 1951, la 7e brigade d’infanterie dont le quartier général tenait à l’époque garnison à UNNA, comprenait une 7e compagnie services, sans doute le noyau des compagnies indépendantes. A l’échelon division d’autre part existaient des bataillons d’ordonnance à trois compagnies, dont le 16e bataillon d’ordonnance chargé de l’appui de la 16 division blindée.

L’Etat-Major du bataillon tenait garnison à BERNSBERG, la compagnie état-major se trouvait à AIX, la compagnie A à DELBRUCK, la compagnie B à EUSKIRCHEN et enfin la compagnie C à DUREN. Un détachement K existait également à KASSEL. Le 16e bataillon d’ordonnance est alors de régime linguistique mixte.

Le 1 août 1959, la compagnie A s’installe à KASSEL mais en juin 1960, le bataillon est dissous et les compagnies qui le composaient deviennent indépendantes. Lors de cette restructuration, la compagnie A déménage, prend ses quartiers à SPICH à peine neuf mois après son installation à KASSEL et devient la 202e compagnie d’ordonnance de régime linguistique néerlandophone.

Le 01 juillet 1960, la 202e compagnie change de régime linguistique et devient la 7e compagnie d'ordonnance chargée de l’appui maintenance des unités du 7e groupement d’infanterie, à savoir le QG 7 Gpt Inf, le 1e Bataillon Chasseurs Ardennais, le 1e Bataillon Carabiniers Cyclistes, le 3e Régiment de Lanciers, le 1e Bataillon d’Artillerie, la 7e Compagnie d’Ordonnance et la 67e Compagnie Génie.

Le 19 novembre 1960, le colonel breveté d’état-major BAURIN, commandant du 7e groupement d’infanterie remet le fanion portant les couleurs de l’ordonnance au Chef de Corps, le Major BOVY.

En 1961, le 7e groupement d’infanterie devient la 7e brigade d’infanterie.

Avec la création du Corps de la Logistique, la 7e Compagnie d'Ordonnance est supprimée le 31 décembre 1970, pour donner naissance le 1 janvier 1971 à la 7e Compagnie Matériel, toujours stationnée à SPICH et chargée de l'appui maintenance des unités de la 7 Brigade d'Infanterie Blindée.

Elle déménage le 16 juillet 1979 pour rejoindre Marche-en-Famenne, siège de la 7e Brigade d'Infanterie Blindée qui deviendra le 01 juillet 1994 la 7e Brigade Mécanisée.

Ce mouvement, combiné avec la mise sur pied d’une nouvelle compagnie matériel, la 200 à SPICH et avec une scission du personnel au profit de cette nouvelle unité, ne fut pas une sinécure. Plus de la moitié du personnel fut ainsi remplacé par du personnel venu de tous les horizons, parfois même contre leur gré ! Recréer un esprit de Corps, insuffler aux nouveaux venus l’esprit Brigade, reconstituer un cadre compétent et disponible, telle fut la lourde tâche du chef de Corps de l’époque, le Major HOUBAILLE ainsi que de ses successeurs.

Les premières années de présence sur le site de Marche-en-Famenne ne furent pas si faciles que cela pour l’ensemble du personnel, qui a dû remplir leurs devoirs dans des conditions d’infrastructures totalement inadaptées en attendant l’inauguration du célèbre édifice connu dans le Camp Roi Albert sous la dénomination habituelle de H Mat.

Que de pensées, que d’actions pour en effet mener à bien ce projet fixé dans une note de février 1973 de GSPR INFRA STA (No 1123) détaillant les desiderata de la Force Terrestre.

Dans le courant de l’année 1970, la décision de faire rentrer au pays la 7e brigade tombe et en 1972, MARCHE-EN-FAMENNE est choisi comme son site d’implantation, comprenant un H Mat Ter, ce qui signifie « bâtiments présentés sous forme de lettre H, attribués à une compagnie matériel en appui de sa brigade mais aussi avec une charge territoriale ».

En novembre 1976, durant trois jours, a lieu à KGC une extraordinaire réunion de techniciens d’où sortiront esquisses, avant-projets et projets. L’arme de la logistique exigeait un complexe logistique en forme de H dont l’Appro formerait la barre centrale scindant ainsi d’un côté l’atelier véhicules et de l’autre, les plus petits ateliers du peloton maintenance du matériel. La zone arrière serait assignée comme parc à véhicules et la zone avant comme zone réservée aux clients. « Mutatis mutandis », c’est ce projet qui fut réalisé.

L’emplacement initialement reconnu et relevé se trouvait près de la tête de rail du Camp, dans le prolongement du bloc G1 attribués aux classes I et II de la 7e Compagnie Ravitaillement et Transport mais comme la superficie exigée pour la construction de ce complexe logistique était supérieure à l’aire disponible, l’emplacement actuel fut choisi. Ce choix offrait en outre l’avantage de récolter l’eau de pluie des 11.115 mètres carrés de toiture pour alimenter la station de lavage du Camp.

Pour réaliser notamment ce magnifique projet, un bureau d’étude, lié à la Défense Nationale par contrat à durée limitée fut mis en place, dénommé GEPIMA pour « Groupe d’Etude Pour l’Implantation Militaire à Marche ». Conformément à la loi de l’ouverture des marchés publics, c’est la firme L’ECLUSE de Bruxelles qui reçoit l’attribution de ce marché. Le premier coup de pelle est donné le 5 mars 1979 et 39 mois plus tard, le 4 juin 1982, le bâtiment est remis à KGC par la firme.

Citons quelques chiffres pour illustrer l’ampleur des travaux :

  • Coût de 370 millions de francs belges (valeur de l’époque !)
  • 2380 mètres cubes de béton pour les chapes
  • 33,5 kilomètres de câbles électriques
  • 11.155 mètres carrés de toiture
  • 24 firmes en sous-traitance
  • 6 zones dangereuses, sources d’incendie potentielles, équipées de systèmes d’arrosage automatique d’eau ou de mousse
  • 64 portes-volets à commandes électrique et manuelle
  • une chaudière de 1250 kilocalories

La 7e Compagnie Matériel se trouvait enfin dans les conditions optimales pour remplir sa mission à la plus grande satisfaction de sa clientèle, ce qu’elle a toujours fait depuis son existence même dans les moments les plus difficiles.

Les Chefs de Corps de la 7e Compagnie Matériel indépendante :

01 juillet 1960 Major BOVY P.
08 décembre 1961 Major FALLISE A.
14 septembre 1964 Major DEPAIRE J.
01 avril 1967 Major WILLEM J.
05 mai 1969 Major HEINE C.
19 novembre 1970 Major VIGNERON J.
08 septembre 1972 Commandant POLOME M.
05 juillet 1974 Major BEM TILLIEUX R.
24 septembre 1976 Major BRULET P.
26 janvier 1979 Major HOUBAILLE G.
07 août 1981 Major BEM SCHOLS J.
23 août 1984 Major CORNILLE M.
04 juillet 1986 Major COMANNE P.
14 juin 1989 Major GREGOIRE L.
18 juin 1993 Major VIVIER R

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Adjudants de Corps :

1969 – 1979 Adjt HULSEN
1979 – 1982 Adjt Chef RUMFELS
1982 – 1983 Adjt Chef LEBRUN
1983 – 1984 Adjt PISVIN
1984 – 1985 1 Sgt Maj LION
1985 – 1994 Adjt Chef SPINETTE

 

 

 

 

 

Le 1 octobre 1994, la 7e Compagnie Matériel perd son indépendance pour être intégrée au 4 Bataillon Logistique affecté à la 7e Brigade Mécanisée. Le Major VIVIER perd ainsi son statut de Chef de corps pour devenir le premier Commandant de Compagnie.

Les Commandants de Compagnie de la 7e Compagnie Matériel :

01 octobre 1994 Major VIVIER René
01 juillet 1996 Major BEM BILLE Patrick
30 juillet 1998 Cdt Ir GOFFART Jean-Luc
23 juillet 2001 Cdt Ir DUCHNYCZ Carl
19 juillet 2004 Capt DEBRAY Fabrice
09 juillet 2007 Cdt VANOVERTELD Marc
07 juin 2010
--- août 2013
Cdt GOMREE Sébastien
Cdt HASTIR Michäel
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis qu'elle fait partie de la 7e Brigade, la 7e Compagnie Matériel a participé au complet ou en détachement à de très nombreux exercices ou périodes de camp dont le nombre ne cesse de diminuer au fil des ans ainsi qu'aux missions humanitaires suivantes :

Dans le cadre des relations Armée-Nation, la Compagnie était parrainée par la ville de SOMBREFFE mais les relations effectives entre l'unité et sa ville marraine se sont rapidement estompée.

La ville de NASSOGNE, initialement marraine de la 17e Compagnie Matériel casernée à SIEGEN, à environ 200 kilomètres de la frontière belgo-allemande, préféra, vu les longues distances, entretenir des liens de filiation avec une autre unité de même type mais plus proche. L'installation de la 7e Compagnie Matériel à Marche-en-Famenne était une occasion rêvée de satisfaire ce souhait et le 17 novembre 1986, un second parrainage fut signé entre la ville de NASSOGNE et la 7e Compagnie Matériel.

 

L'insigne

Lors de la création du Corps de la Logistique, il était envisagé la création d'un bataillon logistique qui serait attaché à la 7e Brigade.

Ce Bataillon se composerait d'une compagnie de matériel et d'une compagnie de ravitaillement et transport.

C'est la raison pour laquelle, initialement la 7e Compagnie Matériel devait porter le même insigne que la 7e Compagnie Ravitaillement et Transport (Cfr 7 Cie Ravitaillement et Transport). Mais ce projet est resté sans suite et la 7e Compagnie Matériel a pu disposer de son propre insigne édité par la Maison Dragon.

Cet insigne évoque celui de la 7e Compagnie d'Ordonnance. L'écu est taillé rouge carmin et bleu cobalt à la bordure d'or. On y trouve l'emblème de la 7e Brigade d'Infanterie (tête de guerrier gaulois argent sur écu noir à bordure argent, posé sur deux glaives argent). L'insigne de l'Ordonnance or rappelle les origines. Un listel or porte la devise "Age quod agis" empruntée également à la 7e Compagnie Ordonnance. Le chiffre 7 or désigne l'unité.

 

La devise

Un listel or porte la devise "Age Quod Agis" empruntée à la 7e Cie Ord. Le chiffre 7 or désigne l'unité.

"AGE QUOD AGIS" signifie "Fais ce que tu dois" (sans te laisser distraire). c'est-à-dire fais ce que tu as à faire pour le moment et pas autre chose ; sois entièrement à ce que tu fais. Beaucoup de nos proverbes français se rapportent à ce proverbe latin, par exemple : « On ne peut pas être en même temps à la cave et au grenier. Quand on chasse deux lièvres, on risque de n'en prendre aucun. » En un mot, pour qu'une chose soit bien faite, il faut y donner toute son attention. Ces mots, placés sur les murs d'une cour de collège, peuvent se traduire ainsi : « Joue quand tu es en récréation ; étudie quand tu es dans la salle d'études. »